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  • La formation, fondement pour le développement
  • Soutenir une veuve, c’est lui permettre de repartir dans la vie
  • L'aide médicale ne devrait pas être un privilège
  • La micro entreprise, une vraie opportunité d'affranchissement

Pourquoi s’engager ?

Lors de mon premier séjour, je ne me suis pas posé la question. Je rêvais de l’Afrique depuis longtemps et désirais faire quelque chose d’utile. Pour moi, il était difficile de donner de l’argent à une organisation à laquelle on ne sait pas très bien comment sont utilisés les fonds. Parfois, la plus grande partie est investie dans l’administratif et les frais globaux, en permettant seulement à ce qu’une infime partie revienne véritablement sur le terrain. J’ai donc eu besoin de me rendre sur place pour constater le travail effectué.

Depuis 2008, je collabore avec l’association Bana Ya Kivuvu (www.kivuvu.net) qui travaille en RDC à Kinshasa et qui est soutenue par plusieurs organisations en Europe, dont ENTRAID. C’est ainsi que je suis entré en contact avec l’équipe d’ENTRAID Suisse. Sur place, j’ai découvert un travail de qualité répondant aux besoins des enfants en situation de rue. J’ai eu l’occasion de participer aux activités diverses des maisons d’accueil : appui scolaire, éducation, activités ludiques et autres tâches. 

J’ai également pris part aux visites hebdomadaires au centre pénitencier. Ces visites sont un espace de rencontre avec appui alimentaire. J’ai particulièrement été touché par cet environnement dans lequel évoluent 150-200 enfants de 10-20 ans et ce pendant des mois, avant d’être envoyés à nouveau dans la rue. J’ai eu l’occasion de participer concrètement à l’amélioration de leur condition de vie en mettant en place un séminaire de formation d’une semaine, durant laquelle une dizaine de professionnels locaux (éducateurs, pasteurs et cuisinières) se mobilisent pour apporter leur soutien à ces enfants démunis. Aujourd’hui, l’activité a été reprise par l’association.

De retour en Suisse, mon soutien continue et c’est pour moi plus facile de donner en connaissance de cause. Les fonds sont utilisés de manière rigoureuse et par des gens ayant à cœur l’autre, celui dont certains détournent le regard. J’ai été touché par l’accueil des gens locaux, la disponibilité et la simplicité. Aujourd’hui, après sept ou huit séjours sur place, j’envisage de repartir pour quelques années, afin de travailler ensemble à cette population.

Thomas